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La Tour Noire
Piata Sfatului
La Tour Blanche
La rue de la ficelle :
Ce passage serait en fait la rue la plus étroite de l'Europe de l'Est.
Voici l'une des anciennes portes de la ville
BRASOV
Janvier 2007
Un peu d'histoire...
Les fouilles indiquent la présence des grandes cultures néolithiques (culture Noua, Tei, Schnekenberg) sur le territoire de nos jours de Brasov.
Plus tard, les découvertes archéologiques ont attesté l'existence des temples daces autour de la zone "les Pierres de Solomon", de quelques dépositoires pour les aliments sous le marché du Conseil (au coeur même de la ville), de quelques habitations et citées sur la colline Dealul Melcilor et dans le quartier Valea Cetatii (la Vallée de la Cité). La plupart de ces découvertes ont été détruites ou détériorées par les autorités communistes, dans le cadre du programme de systématisation.
Avant le XIIIe siècle de notre ère, aucun document ne parle de Brasov. Cependant on observe une présence continue, surtout dans la zone Schei ou Bartolomeu. La commune actuelle s'est construite par l'union de plusieurs centres : Bartolomeu, Brasovechi, la Cité (Corona), Schei, Blumana, Noua, Dârste, Stupini.
C'est à la demande du roi André II de Hongrie que Hermann von Salza conduit une expédition contre les Coumans. Les chevaliers teutoniques s'établissent alors au sud-est de la Transylvanie et tentent d'y créer un État autonome. Aux XIIIe et XIVe siècles, Brasov est attaquée par les Tatars et les Turcs. De grands remparts sont érigés pour la défendre, qui resteront en service jusqu'au XVIIe siècle.
Au XVIe siècle, la ville connaît un grand essor économique, grâce à une position géographique intéressante et certains privilèges fiscaux. Il y a à cette époque 45 corporations différentes, et la prospérité permet l'édification de nombreux monuments dont certains sont encore visibles aujourd'hui. C'est également le siècle où Johannes Honterus, un humaniste allemand, réside et travaille à Brasov. Les premiers livres roumains y seront imprimés par Coresi. Pourtant, en 1688, un incendie ravage la ville et la population doit faire face à une épidémie meurtrière.
Au XIXe siècle, la destruction des remparts permet un renouveau d'activité, avec l'arrivée des usines et des manufactures. On y édite la " Gazette de Transylvanie ", journal militant pour l'indépendance (la région est alors occupée par l'Autriche-Hongrie).
Après la Première Guerre mondiale, Brasov devient le deuxième centre économique roumain derrière Bucarest, mais la ville est partiellement détruite par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, les saxons de la ville et ceux de la région ont été déportés en Union soviétique.
Entre le 8 septembre 1950 et 24 décembre 1960, la ville est renommée Orasul Stalin (ville Staline) en l'honneur de Joseph Staline. Durant cette période, sur le versant du mont Tâmpa ou la tempe, la forêt fut "découpée" pour y incruster sur tout le versant les lettres S T A L I N dont les dernières traces de coloration ont presque disparu ces dernières années.
La région de Brasov a connu la résistance du plus forte contre le communisme de toute l'Europe de l'Est. Soutenus par la population rurale, les résistants armés vivaient dans les montagnes. La plupart des guerriers ont été assassinés en 1962, mais une partie des résistants n'avait toujours pas été retrouvée en 1989 à la fin du communisme. On notera également la résistance importante des paysans contre la collectivisation des terres.
Le 15 novembre 1987, une révolte spontanée de la population fut réprimée et les personnes impliquées furent ensuite sévèrement interrogées. Les gens avaient alors jeté dans les canalisations toutes les réserves de nourriture de la ville et de la mairie.
Deux ans plus tard, en 1989, c'est la deuxième ville qui se lève contre le communisme, après Timisoara mais avant Bucarest. Malgré l'ordre de tirer sur la population, la plupart des coups ont été tirés en l'air, limitant ainsi le nombre de victimes. Une partie importante des victimes vivait sur les collines les plus hautes. Au total, il y eut 66 morts (la plupart touchés par des balles perdues).
Suite à ces deux révoltes, la ville a reçu le titre de "ville martyre", symbolisé sous forme d'un monument à l'entrée dans la ville. Suite à deux révoltes spontanées d'abord en 1987 sans pouvoir renverser le système dans le pays entier car le pouvoir communiste s'est vite remis en place les jours suivants dans la ville.
Du point de vue historique Brasov est au moins aussi importante que Sibiu, car elle était le centre militaire et politique traditionnel des Saxons de Transylvanie. La ville a toujours une petite minorité d'allemands et même un lycée en allemand.
Source : http://fr.wikipedia.org
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